Visuel du bouquet de services académiques

Education physique et sportive

Les orientations et priorités de l’EPS dans l’établissement

Contexte :
contexte local, projet d’établissement, contraintes et ressources :

Le lycée JB Corot accueille 993 élèves allant du CAP au bac pro par apprentissage en passant par le BEP et le bac professionnel. La majorité des sections sont destinées aux métiers du bâtiment (avec certaines mentions complémentaires) : architecture et étude économique, métallerie serrurerie, maçonnerie gros œuvre, couverture, plomberie, électricité tertiaire, menuiserie d’agencement, peinture de finition. Le restant (32%) est constitué de sections ventes et commerces.
La mixité existe dans ses sections mais elles restent fortement sexuées avec une majorité de garçons en formation bâtiment et de filles en commerce : par exemple la métallerie et le gros œuvre sont composés à 100% de garçons, alors que ces derniers ne représentent que 18% dans les sections ventes.
Le pourcentage de filles dans l’ensemble du lycée est de 27%.

Le recrutement se fait surtout dans l’Oise (plus particulièrement sur le bassin ouest) mais aussi sur certains départements limitrophes (Val d’Oise ou Somme).
La provenance des élèves se répartie de la façon suivante : secteur géographique :

  • 82% des élèves viennent du secteur ouest du département (dont 27%) de Beauvais)
  • 13 % du district centre et 2% de l’est isarien
  • Seulement 3% des élèves viennent hors département.

Le niveau scolaire reste très fragile : la présence de nombreux élèves de SEGPA et d’ULISS en est un exemple.
Si dans le métier du bâtiment un grand nombre d’élèves obtiennent leur premier ou deuxième vœu, il n’en va pas de même pour les CAP vente qui arrive souvent par dépit.

Un grand nombre d’élève arrive à COROT en étant en échec scolaire tant au niveau des apprentissages que du comportement : grandes difficultés à suivre les cours, à faire ses devoirs, à accepter de se conformer à un règlement.
Le lycée appartient dans un réseau d’éducation prioritaire et est classé en zone violence.
Durant l’année 2010-2011, il y a eu 21 conseils de discipline (dont 10 pour violence). Même si dans l’ensemble ces cas ne sont pas quotidiens, il existe une réelle tension qui plane en permanence sur les cours et la vigilance doit être de rigueur en tous temps. L’habitude de faire « cours porte ouverte » dans toutes les salles en est un exemple.

Même si nous sommes l’établissement ayant le plus d’élèves en CAP de l’académie, la difficulté historique de la situation a permis la construction et la transmission d’une cohésion professionnelle permettant de travailler et vivre dans des conditions acceptables.

Nous avons 4 axes de projet sur l’établissement.
Nous répondons directement à 3 d’entre eux :

  • Accompagner l’élève durant sa scolarité au lycée : nous essayons de proposer les mêmes activités avec une progression durant leur cursus, de suivre nos classes, de nous impliquer dans le rôle de professeur principal, etc.
  • S’approprier les règles communes pour y adhérer :notre fonctionnement par routines, par protocoles de travail et par un règlement eps pour tous nous amènent à avoir une seule et même voix pour tous ces élèves en manques de repères forts.
  • S’ouvrir à la culture et aux autres : l’apprentissage de savoirs faire et être dans des d’activités propices à leurs problématiques professionnelles, dans un travail sur la mixité, le handicap, la coopération, la rupture avec la vision consumériste de notre société, etc. nous aident à l’ouverture.
  • Promouvoir l’établissement et ses formations : notre investissement dans la présentation de « l’exposition volante » sur les collèges environnants et dans la promotion de notre section sportive en sont nos réponses.

Incidences, mises en œuvre et organisation de l’EPS :

Axes projet EPS :

  • Développement de la santé (« faire transpirer un maximum les élèves »)
  • Donner certaines notion de base de l’autonomie (« les rendre acteurs de la planification de leur pratique physique »)
  • Former de futurs professionnels (fonctionnement sur les bases de l’entreprise)

3 DP6 : 2h ou 4h semaine
La classe est formée de 24 élèves peu scolaires et venus d’horizons très variés. Une mixité de l’ordre de 25% de filles, ils ont une attitude très juvénile, peu de maturité mais faible taux d’absentéisme. Il faut marteler les règles pour les pousser à rentrer dans le moule du lycée et du monde du travail.
Nos deux objectifs majeurs sont de les rendre nageurs (2 trimestres pleins) et des les confronter au plus grand nombre de compétences culturelles possibles, tout en les mettant dans le même règlement que les autres classes. Ils sont semestrialisés comme les bacs professionnels avec 4 h ou 2 h par semestre

CAP : 2h classes avec des groupes de 20 élèves (plutôt que 30 élèves sur 2h30).
En effet, les premières années CAP sont les plus sujettes à ces comportements frisant l’insolence, ils ont des difficultés à respecter les règles établies. Le taux d’absentéisme y est très important et les incivilités récurrentes. Ces classes sont incapables de travailler en autonomie. Il faut en permanence gérer le groupe et les consignes doivent être simples et brèves. Ces élèves demandent une attention permanente et ont du mal à aller plus loin que la reproduction de forme.
Il nous a semblait judicieux en accord avec notre supérieur pédagogique de la pertinence de cette organisation. Toutes les 1/2h supplémentaires sont globalisées sur les 2 années pour avoir 3 groupes classes pour 60 élèves en 1° année. De même, pour éviter le phénomène du « zapping » permanent, nous avons allongé les cycles pour les trimestrialiser en bâtiment et les semestrialiser en commerce.
Nous intégrons toute l’année des élèves d’ULISS dans nos classes de CAP en coordination avec l’enseignant responsable de la structure

Les bacs professionnels : 2h ou 4h semaine
La première année est marquée par beaucoup d’absentéisme et on remarque quelquefois des problèmes de comportements dans les métiers du bâtiment. La maturité aidant, les classes de première et de terminale sont connotées par une prise de conscience de l’importance de la discipline, avec un regain motivationnel et une plus grande présence des élèves. Le milieu du travail découvert par les stages les pousse à essayer de prendre soin de leur corps, de leur santé.
Nous avons décidé de semestrialiser la forme et le fond :
1 semestre à 2 fois 2 heures et un autre à 2 heures.
3 activités dans l’année pour un plus grand apprentissage et une lutte contre le phénomène de « l’éternel débutant ».

Mise à jour : 15 juin 2012